4 avr. 2016

Hanami au jardin japonais d'Hasselt


Alors que nous venons d'entrer dans le printemps à grand renfort d’éclaircies et d'arbres bourgeonnant, le début du mois d'avril est - pour toute personne aimant le japon - synonyme de cerisiers en fleurs, et donc, des célébrations d'Hanami!

Bien que l'archipel nippon soit à des milliers de kilomètres de notre plat pays, nous avons eut la chance de fêter Hanami comme il se doit au jardin japonais d'Hasselt, qui se trouve être le plus grand jardin japonais d'Europe. C'était aussi l'occasion de fêter l'anniversaire de notre Maurraine bien aimée, restée en Belgique alors que la majorité de sa classe se trouve au Japon en ce moment #dépression.





Construit il y a quelques années pour symboliser l'amitié entre la ville d'Itami et la ville d'Hasselt, ce jardin a une incroyable capacité à nous faire voyager à l'autre bout du globe en seulement quelques minutes, notamment grâce aux nombreuses espèces végétales tout droit venues d’Asie.

Pour notre plus grand plaisir, l'une des principales activés développées autour d'Hanami consiste à pic-niquer en admirant la floraison des arbres. Pour ne pas déroger à la règle, nous avons rapidement pris place autour de l'une des rares petites tables encore libres pour nous remplir le ventre tranquillement, à grand renfort d'Onigiri et d'omelettes sucrées (sans oublié des cake chorizo/poivrons qui s’avéraient être une véritable tuerie).





Histoire de se mettre un maximum dans l'ambiance d'Hanami, la plupart d'entre nous avions choisi de porter un yukata, agrémenté de petites touches Harajuku qui cassaient avec les traditions. 
Personnellement, j'avais ressorti un Yukata plutôt simple acheté à Kyoto à l'occasions de Daimonji, dans des tons mauves et rosés.
Ma taille de lilliputien n'a pas vraiment aidé quand il a s'agit d'attacher le tout, et heureusement que Momochi est venue à ma rescousse pour que cela ressemble un temps soit peu à quelque chose (de moi même, on aurait plutôt dit un enfant perdu dans un rideau). 






Aly aussi avait succombé à l'appel du Yukata, secondée par Momochi pour le nouage du Obi. Elle avait choisi un tissus à motifs roses et noirs, avec quelques petites touches de dorés (qu'on ne voit malheureusement pas sur les photos).




Pour sa part, Giru avait plutôt choisi de porter du Aomoji-kei, comme à son habitude. Jamais mon cœur ne pourra résister face à une telle magnificence, c'est comme quand le petit jésus a changé l'eau en vin: C'est miraculeux (le dieu de la métaphore biblique est dans la place!).



Lunie, quant à elle, était venue dans un yukata pour enfant absolument adorable, avec un nombre incalculable d'éléments et d'accessoires qui rendaient l'ensemble absolument magique! 



Pour Lindsay, c'est l'inspiration Hime Gyaru qui avait pris le dessus,  l'une des associations de style que je préfère avec le port du Yukata tant c'est fourni, fleuri et rempli de détails. D'ailleurs, même son portable se fondait parfaitement dans l'ensemble (glissé ostensiblement dans le obi, ni vu, ni connu)



Et enfin l'instigatrice de cette magnifique après-midi: Maurraine! Son yukata était assez semblable à celui d'Aly pour ce qui est des formes et des couleurs principales, mais elle avait choisi de l'assortir avec un obi vert qui contrastait parfaitement avec le reste.





Continuant cette belle journée tranquillement, nous avons commencé à explorer le reste du jardin, complètement envahi par les tons rose pâle des fleurs de cerisiers. 
Sincèrement, quand les filles avaient proposé de fêter Hanami dans un jardin japonais belge, j'avais juste imaginé deux pauvres arbres rachitiques affublés de quelques malheureuses fleures éparses. Contre toutes attentes,  ce sont des dizaines de grands arbres en pleine floraison qui nous attendaient sur place, illuminés par un grand et beau soleil printanier.







Le parc n'ouvrant aux visiteurs qu'en après midi, les heures de ballade semblait défiler à une vitesse folle. Quoi qu'il en soit, la magie du lieu et le temps ensoleillé qui nous attendait sur place était bien au dessus de ce que j'avais pu imaginer, et je ne remercierai jamais assez Maurraine pour cette magnifique petite journée en terre étrangère, à seulement quelques pas de chez nous!